Je suis le cannibale des monastères,
Je me nourris de vie austère.
Je suis le despote des lieux de prière,
Où ne règne que la misère.
Afin de les broyer,
Je me charge de dévoyer
Tous ces prêtres encroûtés
Dans leurs habitudes sereines,
Mais bien souvent malsaines.
Je réprouve tous ces pseudo-curés,
Occupés à s’enticher de leur déité,
Laissant paraître un semblant de dignité,
Dans leur comportement abject.
Derrière cette carapace suspecte,
Je déterre une enfance tourmentée,
Au milieu d’hommes aimants,
Dont le rituel brûlant,
Consiste à dévoiler leur amitié,
Par des agissements écœurants
Envers nos jeunes enfants.
Je maudis comme il se doit,
Tous ces satanés curés
A qui l’on confie notre foi,
Sans jamais se méfier.
Je méprise toute cette église,
Qui protège ses fourvoyeurs,
En les envoyant ailleurs,
Sans sanctionner leur bêtise.
Ne pardonnez surtout pas,
N’oubliez pas, et ne faites pas
Ce que disent ces ascètes,
Dont j’aime couper la tête.
Enfin, je crie Vengeance,
Pour tous les miens,
Qui ont connu le chagrin,
Dans d’effroyables circonstances.
















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